12 diplomates français expulsés par l’Algérie et la France menace de représailles immédiates

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Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : C’est une mesure inédite depuis 1962. L'Algérie expulse un nombre important de diplomates français pour riposter à l'emprisonnement par la Justice française de son fonctionnaire du Consulat d'Algérie à Créteil dans l'enquête sur le scandale AMIR DZ, opposant et blogueur victime d'une opération d'enlèvement et d'une tentative d'assassinat fin avril 2024. Comme il a été révélé précédemment par Algérie Part, le gouvernement algérien a décidé d'expulser depuis hier dimanche 13 avril 12 diplomates français en poste à l'ambassade de France à Alger. "Les autorités algériennes demandent à douze de nos agents de quitter le territoire algérien sous 48 heures", a confirmé à ce sujet lundi 14 avril le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Selon diverses sources concordantes, ces personnels sous statut diplomatique ou administratif, qui relèvent tous du ministère de l’Intérieur, ont 48 heures pour quitter l’Algérie. Les personnes expulsées sont toutes placées sous l’autorité du ministère français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, et au moins deux de ces diplomates français travaillent directement pour la DGSI en France, les services de renseignement intérieur ayant pris en charge l'enquête sur l'enlèvement et le projet d'assassinat d'AMIR DZ, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Cette décision cible donc le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau que l'Algérie soupçonne d'être à l'origine d'un "complot" visant à saboter la réconciliation décidée par Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron. «Cette décision serait une réponse à l’arrestation de trois ressortissants algériens soupçonnés de faits graves sur le territoire national français», a ajouté de son côté le ministre français des Affaires Etrangères. Vendredi, trois hommes dont un agent consulaire ont été mis en examen «pour arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivie de libération avant le septième jour» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle» envers l’influenceur algérien Amir Boukhors plus connu sous le nom de Amir DZ. «L’expulsion de douze agents serait injustifiée au fond et sans aucun rapport avec les faits dont sont soupçonnés les trois personnes arrêtées», a ajouté Jean-Noël Barrot. «Si la décision de renvoyer nos agents était maintenue, nous n’aurons d’autre choix que d’y répondre immédiatement», a prévenu enfin le chef de la diplomatie française.
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Algérie, Alger, France
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